L’ Allemand dans l’Académie de Caen

Le site Internet d’Allemand de l’Académie de Caen

Goodbye Lenin

Dossier pédagogique

dimanche 31 août 2008, par Alexandre*Jean-Paul.

KURZINHALT auf deutsch
Geschichte wird gemacht. Nur für den 21jährigen Alex (Daniel Brühl) geht nichts voran. Kurz vor dem Fall der Mauer fällt seine Mutter (Katrin Saß), eine selbstbewusste Bürgerin der DDR, nach einem Herzinfarkt ins Koma - und verschläft den Siegeszug des Kapitalismus. Als sie wie durch ein Wunder nach acht Monaten die Augen wieder aufschlägt, erwacht sie in einem neuen Land. Sie hat nicht miterlebt, wie West-Autos und Fast-Food-Ketten den Osten überrollen, wie Coca Cola Jahrzehnte des Sozialismus einfach wegspült, wie man hastig zusammen wachsen lässt, was zusammen gehört. Erfahren darf sie von alledem nichts : Zu angeschlagen ist ihr schwaches Herz, als dass sie die Aufregung überstehen könnte.
Alex ist keine Atempause gegönnt. Um seine Mutter zu retten, muss er nun auf 79 Quadratmetern Plattenbau die DDR wieder auferstehen lassen. Schnell stellt er fest, dass sich dieser Plan schwieriger umsetzen lässt als erwartet...

Auf französisch

"Alex, 21 ans (Daniel Brühl) jeune berlinois de l’Est, apprend la chute du Mur, alors que sa mère (Katrin Sass) est dans le coma à la suite d’un infarctus qui l’a terrassée alors qu’elle traversait la ville en plein bouleversement sans en connaître la raison.
Sa mère a toujours été quelqu’un d’actif, participant avec enthousiasme à l’animation d’une chorale.
Les mois passent et le coma ne cède pas ; la ville se transforme, les voitures occidentales sillonnent les rues, les publicités envahissent les murs ; au bout de huit mois, elle ouvre les yeux dans une ville qu’elle ne
peut plus reconnaître ; Alex veut absolument lui éviter un choc brutal que son coeur affaibli ne pourrait supporter.. et profitant de son alitement, avec l’aide de sa famille et de ses amis, il reconstruit autour d’elle son univers familier, convoque les jeunes chanteurs de la chorale qui ne chantent plus du tout les mêmes chansons, sollicite l’aide d’un ancien cosmonaute, héros du peuple, reconverti en chauffeur de taxi et s’efforce de faire revivre la RDA dans les 79m2 de l’appartement, remis aux normes socialistes.
Pour Alex, tout ira bien tant qu’elle ne bougera pas de sa chambre..."

Über den Film

Un film de Wolfgang BECKER - 2003 - Durée 1h 58

Sorti en Février 2003 en Allemagne et le 10 Septembre 2003 en France

Avec

Daniel BRÜHL

Katrin SASS

Chulpan KAMATOVA

Musique Yann TIERSEN

A ce jour 6 Millions de spectateurs

Site officiel du film en allemand : http://www.good-bye-lenin.de
Site officiel du film en français : http://www.ocean-films.com/goodbyelenin/sommaire.htm

Filmpreise

Festival de Berlin : Meilleur film européen

Deutscher Filmpreis : neun Lolas in folgenden Kategorien an GOOD BYE, LENIN ! :

"Bester Spielfilm" : GOOD BYE, LENIN ! mit dem Filmpreis in Gold
"Beste Regie" : Wolfgang Becker
"Bester Hauptdarsteller" : Daniel Brühl
"Bester Nebendarsteller" : Florian Lukas

in der Kategorie "Weitere hervorragende Einzelleistungen" wurden die Lolas verliehen an :

Peter R. Adam, Schnitt
Lothar Holler, Szenenbild
Yann Tiersen, Musik

Mit zwei Publikumspreisen kürten die Kinofans außerdem : GOOD BYE, LENIN ! als Deutschen Kinofilm des Jahres und Daniel Brühl als Schauspieler der Jahres.

Material

Das Buch zum Film herausgegeben von Michael Toteberg

ISBN 3-89602-431-0

Unterrichtsmaterial ( Bundeszentrale für politische Bildung)

http://www.79qmddr.de/unterricht.php

A paraître très prochainement Good Bye lenin en cassette vidéo et en DVD

Good bye Lenin
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Presse

L’avis de la Presse

Monsieur Cinéma - Matthieu Conquet

Plutôt que de céder au plaidoyer politique, Wolfgang Becker s’intéresse avant tout à la vie de ses personnages, au quotidien et à ses repères (...). Un équilibre fragile qui fait du bien.

Le Figaro - Marie Noëlle Tranchant

A l’opposé de la brutalité communiste, le film refuse de faire du passé table rase, et y gagne en humanité. (...) On comprend le succès en Allemagne de cette excellente comédie à l’écriture originale, bien rythmée, accompagnée d’une bonne musique de Yann Tiersen, qui mérite un aussi heureux destin en France.

Le Parisien - Emmanuel Marolle

Un petit bijou. Le genre de films qui vous prend par surprise. (...) On en sort au bord des larmes, émerveillé par tant de subtilité

Chronic’art - Charlotte Garson

Si la vision du communisme comme douce utopie relève davantage du réservoir de gags que d’une réflexion politique pertinente, le travail scénaristique et les acteurs (dont Daniel Brühl, sosie de l’enfant photographié sur les paquets de chocolat Kinder !) parviennent à rendre ce film attachant

Studio - Thierry Cheze

La surprise de la rentrée. Une oeuvre politique juste, légère et brillante

Ciné Live - Grégory Alexandre

Communisme et capitalisme en prennent plein leur grade dans cette comédie douce-amère sur la fin des illusions . Mais l’ensemble est un peu trop factice pour toucher au coeur.
Retour Goodbye Lenin

L’avis des spectateurs

Cathopride

Magnifique, ce film eu en Allemagne le même succès que Amélie en France, et ce pour plusieurs raisons, tout d’abord ce film retrace la chute du Mur de Berlin à travers une histoire qui se veut à la fois émouvante et vraiment drôle. Enfin le tout est orchestrée par une magnifique bande originale signée devinez qui ? Yann Tiersen (le même auteur que Amélie Poulain ). Bref allez voir ce film, il est vraiment génial

Chronic’art - Charlotte Garson

Si la vision du communisme comme douce utopie relève davantage du réservoir de gags que d’une réflexion politique pertinente, le travail scénaristique et les acteurs (dont Daniel Brühl, sosie de l’enfant photographié sur les paquets de chocolat Kinder !) parviennent à rendre ce film attachant.

Marinetteninnssbruck

Vraiment génial ! Ce film traite de la fin du communisme, l´histoire est très bien trouvée. Le film est super drôle, à voir absolument si vous passez par l´Allemagne. La musique est magnifique car composée par le plus talentueux des brestois, Yann Thiersen, à qui l’on devait déjà la bo d’Amélie Poulain !

Interview : "Good Bye Lenin !"
Célébrités, 09 Septembre 2003

A l’occasion de la sortie de la comédie dramatique allemande "Good bye Lenin !" ce 10 septembre, AlloCiné s’est entretenu avec le cinéaste Wolfgang Becker. Rencontre...

c’est un peu l’équivalent du Fabuleux destin d’Amélie Poulain outre-Rhin. Non seulement ce film a dépassé les 6 millions d’entrées dans son pays et reçu pléthore de prix depuis sa sortie en février dernier, mais il est également devenu un véritable phénomène de société, accompagné d’un succès marketing sans précédent. Après s’être imposé en Autriche, Suisse, Italie et Grande-Bretagne, Good bye Lenin ! s’apprête ce mercredi 10 septembre à conquérir la France. Entretien avec son réalisateur Wolfgang Becker...

AlloCiné : Qu’est-ce qui vous a plu dans le scénario de Bernd Lichtenberg au point de vouloir réaliser le film ?
Wolfgang Becker : Au départ, il n’y avait pas de scénario mais un script de cinq pages, avec une idée principale : une mère tombe dans le coma, le mur de Berlin disparaît, huit mois plus tard l’Allemagne est réunifiée, et pour sauver sa mère, un fils reconstitue un monde que d’autres au même moment s’acharnent à détruire, la RDA. Le film n’était pas un prétexte à gags et sketches faciles parce que le fond du sujet était grave. Et si nous rions des personnages, c’est parce que nous nous reconnaissons en eux, mais pas jusqu’au point de vouloir les remplacer. C’est la différence entre un téléfilm comique et une comédie à la Billy Wilder par exemple. C’est ce qui m’a plu. Nous avons alors commencé à écrire le scénario, ce qui nous a pris plus d’un an. Bernd Lichtenberg est très doué pour les dialogues, ce qui n’est pas mon cas, mais je suis plus habile au niveau de la construction.

Croyez-vous qu’un tel film aurait eu autant de succès en Allemagne quelques années plus tôt ?
Est-ce qu’il fallait attendre quatorze ans après la chute du mur de Berlin pour réaliser un tel film ? Nous avons commencé à travailler sur ce projet en 1999, mais le scénariste en a eu l’idée dès 1992 avant de la laisser de côté. Je pense qu’il y a encore quatre ans, ce film n’aurait pas marché : il serait arrivé trop tôt, trop directement en prise avec les événements. L’enthousiame qui a suivi la chute du du mur et la réunification a laissé très vite place à un fort pessimisme : les médias regorgeaient de mauvaises nouvelles. La réunification coûtait toujours plus d’argent, les Allemands de l’Est passaient pour des envahisseurs cupides et ceux de l’Ouest pour des capitalistes arrogants. Les mentalités étaient repliées sur des stéréotypes.

Votre film est souvent qualifié par les médias allemands de "Ostalgie-Komödie" ("comédie nostalgique de l’Est"). Cela vous énerve t-il ?

J’ai l’impression que les gens qui disent ça n’ont pas vraiment vu le film. Je ne suis pas en colère mais je trouve ça vraiment idiot. Good bye Lenin ! n’est pas une comédie "ostalgique". Comment des personnages qui ont vécu en RDA pourraient-ils avoir de la nostalgie pour ce régime, une dictature avec Stasie et répression ? En revanche, ils ont aussi des souvenirs positifs de ce pays. Un premier baiser, tomber amoureux, ce sont des événements personnels qui arrivent même sous une dictature ! C’est totalement différent de l’"ostalgie" qui est une véritable mode en ce moment en Allemagne, une sorte de vague rétro qui ne m’intéresse pas du tout. Il y a cinq émissions là-dessus comme le Ostshow par exemple ! Le problème, c’est que les gens me disent : "Tu es le père de cette mode, c’est ton film qui l’a lancé" Et ça me désole. Enfin, je me dis que dans un an, on n’en parlera plus et que Good bye Lenin ! sera toujours là. La RDA continue d’exister comme un mort-vivant depuis quatorze ans et ne laisse personne en paix. Il va falloir que les gens fassent le deuil de ce pays dans leur tête.

Les distributeurs français achètent peu de films allemands pour les exploiter dans l’Hexagone. Qu’en pensez-vous ?
Mon distributeur français me dit que les films allemands qu’il visionne n’ont aucune chance de marcher en France donc il n’en achète pas. Je crois que les films allemands qui sont connus ici, ces films de Rainer Werner Fassbinder, de Werner Herzog des années soixante-dix, n’auraient également aucune chance en France s’ils sortaient maintenant. La société a changé et ne correspond plus à ce mouvement très particulier de l’histoire du cinéma allemand. Mais les Français en sont restés là. J’ai eu l’occasion de parler avec quelques critiques et j’ai été effrayé de m’apercevoir que leur culture s’arrêtait à Rainer Werner Fassbinder. Ils ignoraient tout des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix et des jeunes réalisateurs allemands. Ce problème de l’exportation des films allemands ne se pose d’ailleurs pas qu’en France, mais dans le monde entier. Pour ma part, j’ai été très heureux du succès rencontré par Good bye Lenin ! en Suisse, en Autriche et en Italie, mais l’enjeu était plus grand pour moi en Angleterre et en France. Le public anglo-saxon a suivi. Si cela se produit également en France, ce sera pour moi une très grande satisfaction personnelle.

Propos recueillis et traduits par Amélie Charnay

Presse française

"Goodbye Lenin !" : le cinéma allemand tente un retour gagnant en France

AFP | 07.09.03 | 09h27

Avec une légèreté de ton qui tranche sur le cinéma allemand des années 60 et 70 et une bande originale signée Yann Thiersen (Le fabuleux destin d’Amélie Poulain), "Goodbye Lenin !" de Wolfgang Becker sort mercredi sur 80 écrans français.En Allemagne, cette comédie douce-amère fut un véritable phénomène de société avec 6,2 millions de spectateurs. L’histoire a séduit les Allemands, de l’Est comme de l’Ouest : terrassée par un infarctus qui l’a plongée dans le coma, une mère de famille (Katrin Sass), citoyenne modèle de la RDA communiste, se réveille huit mois plus tard, ignorant tout de la chute du Mur.Pour lui épargner un choc fatal, Alex (Daniel Bruehl), son fils de 21 ans, ressuscite le décor familier et l’atmosphère de la RDA dans leur petit appartement d’une HLM berlinoise. Mais au fil du temps et de la convalescence, l’illusion parfaite est de plus en plus difficile à préserver...De passage à Paris, Wolfgang Becker se "réjouit immensément qu’un film allemand soit de nouveau projeté dans les salles françaises"."Dans les années 60 et 70, les Français appréciaient beaucoup la lourde gravité des films allemands mais aujourd’hui, on a presque le sentiment qu’ils sont immunisés contre ce cinéma", note-t-il. Responsables selon lui : "une certaine aversion pour la langue allemande, l’évolution des goûts et des thèmes souvent inexportables".La plupart des journalistes français "en sont restés à Herzog, Wenders et Fassbinder", déplore le réalisateur."Goodbye Lenin !" triomphera-t-il de cette fatalité ? "Il est parfaitement impossible de pronostiquer l’accueil que lui réserveront les Français", assure-t-il. Le film a déjà remporté un grand succès en Grande-Bretagne et en Italie."Je n’ai pas fait un film sur la réunification allemande mais un film sur un fils qui aime profondément sa mère et qui fait tout pour la maintenir en vie, c’est quelque chose d’universel que tout un chacun saisit immédiatement", explique Wolfgang Becker.Dès la phase d’écriture, le réalisateur a voulu faire de "Goodbye Lenin !" un film exportable. Le recours à un fleuron du capitalisme américain, Coca-Cola, pour symboliser la déferlante ouest-allemande sur Berlin-Est procède du même esprit d’universalité : "Il n’y a pas de symbole allemand aussi fort".Wolfgang Becker admire François Truffaut dont il revoit toujours les films avec "enthousiasme parce qu’ils ont quelque chose d’intemporel". Et du cinéaste de la nouvelle vague, il a retenu une leçon appliquée à la lettre à son dernier film : "Comme Bergman, Truffaut s’attaquait de front à des problèmes profondément humains mais on ne sort jamais déprimé ou oppressé du cinéma après avoir vu ses films"."Goodbye Lenin" distille une tendresse soulignée par la musique de Yann Thiersen, "une sorte de tristesse qui recèle la beauté de la mélancolie", dit-il. Leur recontre fut quasi-fortuite, à l’occasion d’une tournée du musicien français à Berlin. "Il ne parle pas bien l’anglais et je ne parle pas bien le français mais nous sommes tombés d’accord pour dire qu’en matière de musique, on n’a pas besoin de beaucoup de mots", raconte le cinéaste.

Le magazine Lyonnais du cinéma

GOODBYE LENIN !
De Wolfgang Becker

Sortie le 10 septembre 2003

Dans les années 70, un homme profite d’un voyage à l’Ouest pour quitter sa famille berlinoise de RDA, laissant derrière lui deux enfants et une femme. Cette dernière, après quelques mois de catatonie, devient une fervente partisane du régime politique, participant à nombre d’importantes activités (rédaction de doléances, chorales patriotiques...). A la veille de la chute du mur et de la réunification, elle tombe dans le coma... et se réveille huit mois plus tard...

Véritable chant d’amour à un pays disparu, la RDA, ce film digne et follement drôle, restera dans les mémoires

Quelle idée fantastique que celle de départ de Goodbye Lenin ! Comment expliquer à quelqu’un qui n’a pas suivi la chronologie des évènements, la disparition de la RDA, la chute du mur de Berlin, la réunification de l’Allemagne ? Becker a choisi d’examiner la carte de l’ignorance, en permettant au fils de maintenir l’existence de la RDA aux yeux de sa mère, alitée.

Entre sentiment de culpabilité et touchantes attentions filiales, il sera prêt à tout pour éviter un choc qui serait fatal à sa génitrice, ceci au grand dam de sa sœur, et de sa petite amie. Et le scénariste pousse le principe au bout (faux journaux télévisés, anniversaire fêté avec les voisins patriotes...) donnant au passage naissance à quelques scènes d’anthologie.

Et le film, loin de s’essouffler, s’oriente peu à peu vers un hommage réaliste et nostalgique à un monde que le spectateur sait disparu, mais dont les impliqués ne retiennent, en véritables êtres humains, qu’ils en connaissent ou non le devenir, que les infimes détails qui font les meilleurs moments, les meilleurs souvenirs. Un film tout simplement bouleversant.

OB

Dernières dépêches Culture

07/09/03

Par Hervé ASQUIN
(Sortie le 10 septembre) /// Avec une légèreté de ton qui tranche sur le cinéma allemand des années 60 et 70 et une bande originale signée Yann Thiersen (Le fabuleux destin d’Amélie Poulain), "Goodbye Lenin !" de Wolfgang Becker sort mercredi sur 80 écrans français.
En Allemagne, cette comédie douce-amère fut un véritable phénomène de société avec 6,2 millions de spectateurs. L’histoire a séduit les Allemands, de l’Est comme de l’Ouest : terrassée par un infarctus qui l’a plongée dans le coma, une mère de famille (Katrin Sass), citoyenne modèle de la RDA communiste, se réveille huit mois plus tard, ignorant tout de la chute du Mur.
Pour lui épargner un choc fatal, Alex (Daniel Bruehl), son fils de 21 ans, ressuscite le décor familier et l’atmosphère de la RDA dans leur petit appartement d’une HLM berlinoise. Mais au fil du temps et de la convalescence, l’illusion parfaite est de plus en plus difficile à préserver...
De passage à Paris, Wolfgang Becker se "réjouit immensément qu’un film allemand soit de nouveau projeté dans les salles françaises".
"Dans les années 60 et 70, les Français appréciaient beaucoup la lourde gravité des films allemands mais aujourd’hui, on a presque le sentiment qu’ils sont immunisés contre ce cinéma", note-t-il. Responsables selon lui : "une certaine aversion pour la langue allemande, l’évolution des goûts et des thèmes souvent inexportables".
La plupart des journalistes français "en sont restés à Herzog, Wenders et Fassbinder", déplore le réalisateur.
"Goodbye Lenin !" triomphera-t-il de cette fatalité ? "Il est parfaitement impossible de pronostiquer l’accueil que lui réserveront les Français", assure-t-il. Le film a déjà remporté un grand succès en Grande-Bretagne et en Italie.
"Je n’ai pas fait un film sur la réunification allemande mais un film sur un fils qui aime profondément sa mère et qui fait tout pour la maintenir en vie, c’est quelque chose d’universel que tout un chacun saisit immédiatement", explique Wolfgang Becker.
Dès la phase d’écriture, le réalisateur a voulu faire de "Goodbye Lenin !" un film exportable. Le recours à un fleuron du capitalisme américain, Coca-Cola, pour symboliser la déferlante ouest-allemande sur Berlin-Est procède du même esprit d’universalité : "Il n’y a pas de symbole allemand aussi fort".
Wolfgang Becker admire François Truffaut dont il revoit toujours les films avec "enthousiasme parce qu’ils ont quelque chose d’intemporel". Et du cinéaste de la nouvelle vague, il a retenu une leçon appliquée à la lettre à son dernier film : "Comme Bergman, Truffaut s’attaquait de front à des problèmes profondément humains mais on ne sort jamais déprimé ou oppressé du cinéma après avoir vu ses films".
"Goodbye Lenin" distille une tendresse soulignée par la musique de Yann Thiersen, "une sorte de tristesse qui recèle la beauté de la mélancolie", dit-il.
Leur recontre fut quasi-fortuite, à l’occasion d’une tournée du musicien français à Berlin. "Il ne parle pas bien l’anglais et je ne parle pas bien le français mais nous sommes tombés d’accord pour dire qu’en matière de musique, on n’a pas besoin de beaucoup de mots", raconte le cinéaste.


Références articles

Le Point : 05/09/03

Allemagne:l’Ostalgie
Bulletin ADEAF Avril 03

P19 Article de F Sauvage
Télérama du 13/09/09

Presse allemande

Danke, Lenin !
Glosse
von Hanns-Georg Rodek - Die WELT

Manchmal lässt sich die Heimat von außen besser sehen und verstehen. So erklärt sich der Erfolg von „Good Bye, Lenin !" im Inland vielleicht am ehesten mit dem Erfolg von „Lenin" im Ausland : Schon während der Berlinale verkauft in 13 Staaten von Japan bis Mexiko, selbst nach England und Frankreich, Länder, die gegen deutsche Komödien sonst 100 Prozent lachresistent sind. Und heute abend läuft der Film auf dem American Film Market in Los Angeles und dürfte danach auch einen US-Verleiher gefunden haben.

Warum stehen ausländische Interessenten Schlange, die jahrelang behaupteten, deutsche Lustspiele seien bei ihnen unverkäuflich ? „Good Bye, Lenin !" besitzt rare filmische Qualitäten, aber sein Deutschsein lässt sich nicht maskieren (wie bei der international recht erfolgreichen „Bella Martha"). „Lenin" ist so spezifisch deutsch wie Monty Python spezifisch britisch.

Es muss etwas damit zu tun haben, was man den Deutschen zutraut. Diesen Wirtschaftswunderknaben, deren Kruppstahl sich als käseweich entpuppt. Diesen atlantischen Musterschülern, die erstmals seit 50 Jahren dem Klassenlehrer nicht mehr blind folgen. Diesen tiefen Denkern, die sich in den Niederungen eines veredelten Video-Spiels wohl fühlen („Lola rennt") und über sich selbst zu lachen beginnen („Good Bye, Lenin !").

Alles Zeichen von Veränderung, von Normalisierung, und ein wichtiges Indiz ist die Art des Lachens. Seit Kriegsende wurde international - wenn überhaupt - über tumbe Teutsche gelacht, wie den unfähigen Konzentrationslager-Ehrhardt aus Lubitschs „Sein oder Nichtsein" oder den gamsbärtigen Bayern vom Oktoberfest.

Bei „Lenin" lacht man nicht mehr über, sondern mit jemandem, Ossi mit Wessi, Aus- mit Inländer. Die „Lenin"-Deutschen, West oder Ost, sind an jenem historischen Punkt angekommen, wo sie sich gemeinsam selbst belächeln können, und diese ironische Distanz gilt zunehmend nicht nur den 40 Jahren DDR, sondern auch den zwölf Jahren Nazismus.

Wenn sich Kinokassierer FDJ-Blauhemden überziehen und Kinogänger in NVA-Uniform anmarschieren, hat das wenig mit Ostalgie zu tun, aber viel mit Freischwimmen von Geschichte. Das braucht stets seine Zeit, 25 Jahre zum ersten Hitler-Musical und 50 zur ersten Holocaust-Komödie und vielleicht zehn zum ersten Terror-Museum. „Good Bye, Lenin" ist so etwas wie unser Freischwimmschein. War auch höchste Zeit, dass Lenin Deutschland den ihm erwiesenen Gefallen mit dem verplombten Waggon zurückerstattet hat.

Artikel erschienen am 21. Feb 2003

Kinoüberraschung des Jahres

Quelle : www.waz.de

Die Kino-Überraschung dieses Sommers in Großbritannien ist der deutsche Film ’Good Bye, Lenin !’, die preisgekrönte Tragik-Komödie von Wolfgang Becker. Trotz der Tatsache, dass der Film nur untertitelt und nicht Englisch synchronisiert wurde, sind die Kinosäle gut besucht.

Michael Wailes, Verkaufsmanager von UGC-Films UK, ist sogar der Meinung, dies werde der erfolgreichste deutsche Film aller Zeiten in Großbritannien. Bereits 124.000 Besucher wurden gezählt, dies ergibt Einnahmen in der Höhe von rund 870.000 Euro. Beim Erfolg des Filmes könnte dieser noch rund sechs Wochen weiterlaufen, so Wailes weiter.

Zum Erfolg des Filmes haben mit Sicherheit vor allem die großflächigen Plakate in der U-Bahn beigetragen, aber auch ein Interesse an diesem Teil der deutschen Geschichte ist bei den Briten auszumachen. Auch die Kritiker berichten durchwegs positiv über den Film.

Der Film ist so auch ein guter Vermittler zwischen Großbritannien und Deutschland, dem insbesondere britische Jugendliche immer noch skeptisch gegenüberstehen.

Liens consacrés au film de Wolfgang Becker "Good bye, Lenin !"(Carim)

1) Site officiel du film

http://www.good-bye-lenin.de/index2.php

Cliquer sur la page d’accueil sur "Das Spiel zum Film", un jeu sous forme de bande-dessinée ( très ludique)

Cliquer à gauche sur Story, Video & Musik (3 bandes-annonces différentes) et sur Unterrichtsmaterial (liens vers http://www.kinofenster.de/ausgaben/kf0302/film1.htm et vers le site de la Bundeszentrale für politische Bildung où l’on peut télécharger le Filmheft au format pdf (1712 octets) à l’adresse suivante :

http://www.bpb.de/publikationen/13J4EY,0,0,Goodbye_Lenin%21.html )

(d’autres Filmhefte sont disponibles sur le même site à l’adresse suivante http://www.bpb.de/publikationen/SNA3WX.html )

2) A l’adresse suivante : http://www.cinema.msn.de/film/details/0,1501,350151_trailer,00.html#

on trouve plusieurs vidéos (bande-annonce et interviews du réalisateur et des principaux acteurs)

3) La FAZ propose une vidéo de 3 mn 08 (Ostalgisch :"Good bye, Lenin !") à l’adresse suivante :

http://www.faz.net/s/RubF3A089807E2242B9943B6C45D93FCCC0/Doc~E34DAC1C863EE47809713E0DC6D6F67B3~ATpl~Ecommon~Scontent.html ;

ou à partir de http://www.faz.de , cliquer sur l’onglet Vidéo (en haut à droite)

4) A l’adresse suivante, cliquer sur Trailerè Real vidéo (à droite) pour voir une autre bande annonce http://www.x-filme.de/html/lenin.html (dans la liste à gauche, cliquer aussi sur "Lola rennt" pour visionner la bande annonce)

5) Articles et critiques sur le film

http://www.stadtrevue.de/index_archiv.php3?tid=363

http://www.berlinonline.de/berliner-zeitung/archiv/.bin/dump.fcgi/2003/0208/feuilleton/0006/

http://www.br-online.de/unterhaltung/kino/filme/200302/1088/

6) Dans le cadre de la sortie du film en France, le site de Yahoo propose un lien http://fr.movies.yahoo.com/agenda/cinhachettefilm9122228.html

Cliquer sur "Bande-annonce" en VO sous-titrée (adresse un peu compliquée : http://fr.mediaframe.yahoo.com/launch?lid=wmv-56-p.1225720,wmv-100-p.1225721,wmv-300-p.1225722&.small=1&.intl=fr&c=dualpane&bw=http://fr.movies.yahoo.com/agenda/cinhachettefilm9122228.html&dw=http://fr.movies.yahoo.com/agenda/cinhachettefilm9122228dw_0.html&f=95459371&a=0,30 )

Liens complémentaires (Mise à jour du 04 juin 2008)

►Une excellente didactisation du film « Good bye Lenin » réalisée par notre collègue Dominique Lafargue peut être téléchargée sur le site de l’académie de Bordeaux à l’adresse suivante : http://allemand.ac-bordeaux.fr/document/lenin.htm (fichier Word de 4,5 Mo ou PDF de 2,2 Mo

►Un dossier sur le site d’ARTE

http://www.arte.tv/de/film/Good-Bye-Lenin/1114898.html

►Le Goethe Institut a mis en ligne – sous le titre « Die deutsche Wiedervereiningung » - une didactisation (fichiers vidéo + fiches de travail) du film « Good bye Lenin » à l’adresse suivante :

http://www.goethe.de/Z/jetzt/dejart52/dejprv52.htm

► “DDR-Museum der Alltagskultur”

Seit Juli 2006 gibt es ein neues privates "DDR-Museum der Alltagskultur" in Berlin-Mitte. Die Ausstellung will alle wichtigen Themen des DDR-Alltags vom Kindergarten über Familie und Freizeit bis zu den Grenzanlagen und der Bespitzelung durch die Stasi erfassen. Was für die einen wichtige Beschäftigung mit dem ehemaligen anderen Deutschland bedeutet, verstehen andere als Verniedlichung einer brutalen Diktatur :

http://newsletter.dw-world.de/re?l=1hmaomIf6sqlaI5

► Un document qui pourrait vous intéresser : la Bundeszentrale für politische Bildung propose un DVD sur la RDA au prix de 6 EUR qui semble particulièrement intéressant. Consulter pour cela l’adresse suivante :

http://www.bpb.de/publikationen/HI7UOZ,0,Damals_in_der_DDR_Zeitzeugen_erz%E4hlen_ihre_Geschichte.html

Grundlage der DVD-ROM "Damals in der DDR – Zeitzeugen erzählen ihre Geschichte" ist

die mit dem Adolf-Grimme-Preis prämierte gleichnamige Dokumentationsreihe. 80

Zeitzeugen werden in Form von Interviews, Videos, Fotografien und historischen

Filmsequenzen aus vier Jahrzehnten auf ganz persönliche Weise dargestellt. Durch die

authentischen Erzählungen erhält die Geschichte der DDR eine menschliche Seite. Die

individuellen Aussagen werden durch eine kurze Chronik, Hintergrundinformationen zum

jeweiligen Zeitgeschehen sowie ein Glossar ergänzt."

► Le CNDP propose des pistes pédagogiques à l’adresse suivante :

http://www.cndp.fr/secondaire/franco-all/2007/pistes-lycee.htm

(Cliquer sur le lien Travailler autour d’un film « Good bye Lenin »)

et sur le générique :

http://www.cndp.fr/tice/teledoc/plans/plans_goodbye.htm

► Une séquence proposée par J. Maccarini à l’adresse suivante :

http://gummibear03.site.voila.fr/

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